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dépistage cancer du sein Aveyron


Questions / Réponses

LE CANCER DU SEIN

Q:Qu’est-ce que le cancer du sein ?

Un cancer du sein peut se développer pendant plusieurs années sans que l’on ne s’en aperçoive : on le découvre encore souvent trop tard. En le dépistant le plus tôt possible, avant même l’apparition des signes cliniques, on peut espérer un maximum de chances de guérison.

Q:Pourquoi faut-il reconnaître le cancer du sein le plus tôt possible ?

Il consiste en l’inspection visuelle et en la palpation des seins et des aisselles par un professionnel de santé, en général un médecin généraliste ou un gynécologue. Cet examen clinique est aussi pratiqué par le radiologue au cours de l’examen de dépistage. Si ce médecin suspecte la présence d’une masse à la palpation, il prescrira une mammographie diagnostique.

Q:Qu’est-ce que l’examen clinique ?

La transmission héréditaire est un facteur de risque nettement moins fréquent que l’âge : elle ne concerne que 5 à 10% des cancers du sein.

Q:Le cancer du sein est-il héréditaire ?

La contraception hormonale et le traitement hormonal substitutif à la ménopause ont été longuement étudiés pour savoir s’ils favorisaient le développement du cancer du sein. Des études scientifiques portant sur un grand nombre de femmes dans plusieurs pays, menées sur des périodes de plus de 5 à 10 ans, ont pu montrer une très légère augmentation du risque de cancer du sein.

Q:Les traitements hormonaux favorisent-ils l’apparition d’un cancer du sein ?

Mais elles ont surtout démontré que les bénéfices de cette hormonothérapie et de la surveillance médicale qu’elle entraîne sont considérablement supérieurs au risque et apportent une sécurité par la nécessité du suivi régulier chez le médecin.

LE DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER DU SEIN : Généralités

Q:Qu’est-ce que la mammographie ?

La mammographie est une radiographie des seins qui permet de détecter de toutes petites lésions, trop petites pour être palpables. L’image est obtenue sur un film radiologique. C’est un examen simple et fiable : la mammographie permet de détecter plus de 90% des tumeurs présentes.

Q:Pourquoi les femmes entre 50 et 74 ans sont-elles concernées ?

C’est dans cette tranche d’âge que le risque d’avoir un cancer du sein est le plus élevé. En effet le principal facteur de risque est l’âge.

Q:Pourquoi le dépistage est-il organisé ?

Pour pouvoir inviter, sans exclusion et régulièrement, toutes les femmes résidant dans le département de la Seine-Saint-Denis, âgées de 50 à 74 ans, tout en garantissant la qualité de la mammographie et de sa lecture.

LE DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER DU SEIN ET VOUS

Q:Où dois-je m’adresser pour réaliser une mammographie de dépistage ?

L’invitation qui vous est adressée par l’ADECA, est accompagnée d’une liste des radiologues agrées en Aveyron. Vous êtes libre de choisir un radiologue à votre convenance dans cette liste. Pour plus d’informations et de renseignements, vous pouvez vous adresser à votre médecin ou appeler la structure de gestion.

Si votre radiologue habituel exerce dans un autre département, il est possible de bénéficier du dépistage organisé. Il s’agit de s’assurer alors qu’il est bien accrédité par la structure de gestion de son département.

Q:Quels sont les avantages à se faire dépister ?
  • Gagner du temps sur la maladie : la mammographie permet de détecter des cancers de petite taille bien avant qu’ils soient palpables ou que des signes ou des symptômes ne se manifestent.
  • De meilleures chances de guérison : les programmes de dépistage permettent de réduire le nombre de décès par cancer du sein. Selon les pays, cette réduction est estimée entre 15 et 21% pour les femmes qui se font dépister régulièrement.
  • Des traitements moins lourds pour une meilleure qualité de vie : le traitement proposé pour traiter un cancer du sein dépend en partie du stade auquel il est découvert. Les cancers détectés tôt permettent des traitements moins lourds et moins mutilants.
  • La tranquillité d’esprit : dans la majorité des cas, les résultats de la mammographie sont normaux ; sur 1000 femmes qui participent au dépistage organisé du cancer du sein, 993 ont un résultat normal et sont tranquillisées.
  • Un suivi des femmes : tous les deux ans, si vous avez entre 50 et 74 ans, vous recevez chez vous une invitation pour réaliser une mammographie. Cet envoi régulier permet de vous rappeler la date de votre prochain examen.
  • Un programme qui répond à des exigences de qualité strictes : les professionnels sont spécifiquement formés et les clichés de mammographie jugés normaux sont relus par un second radiologue.
  • Un examen pris en charge à 100% par votre caisse d’assurance maladie : la mammographie réalisée dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein est prise en charge à 100% par votre caisse d’assurance maladie, sans avance de frais de votre part. Si des examens complémentaires vous sont prescrits par le radiologue, leur prise en charge se fait dans les conditions habituelles de remboursement.
Q:Quels sont les inconvénients ?
  • Un temps d’attente avant les résultats définitifs : si un premier résultat est communiqué après la mammographie, la seconde lecture demande un délai d’environ 1 semaine.
  • Une source d’inquiétude : lorsque la mammographie met en évidence des anomalies, des examens complémentaires sont nécessaires pour établir un diagnostic.
  • Le diagnostic et le traitement des cancers peu évolutifs : dans l’état actuel des connaissances scientifiques, le diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer, qui sont majoritaires, de ceux qui évolueront peu ou qui n’auront pas de conséquences pour la femme concernée.
  • L’exposition au rayon X : comme toute radiographie, la mammographie vous expose à des rayons. Après 50 ans, la densité des seins diminue et les doses de rayons nécessaires à la mammographie sont faibles. Les vérifications effectuées sur les installations de mammographie permettent également de contrôler le respect des doses de rayons autorisées.
  • L’apparition d’un cancer avant la mammographie suivante : malgré une surveillance régulière tous les deux ans, il peut arriver que la mammographie ne révèle pas d’anomalie et que l’on découvre avant la mammographie suivante, un cancer du sein. C’est ce que l’on appelle le cancer d’intervalle.

Pour réduire donc à la fois le nombre de cancers de l’intervalle et éviter une exposition trop fréquente des femmes aux rayons, les pouvoirs publics ont fixé à 2 ans le rythme des mammographies.

Q:J’ai égaré mon invitation. A qui dois-je m’adresser ?

Pour obtenir une nouvelle invitation, vous pouvez téléphoner à la structure de gestion ou nous adresser une demande via ce site. Vous pouvez aussi en parler à votre médecin traitant qui peut vous remettre une ordonnance ADECA pour que vous puissiez réaliser votre mammographie dans le cadre du dépistage organisé.

LE CANCER COLORECTAL

Q:Pourquoi faut-il reconnaître le cancer colorectal le plus tôt possible ?

Un cancer colorectal peut se développer pendant plusieurs années sans que l’on ne s’en aperçoive : on le découvre encore souvent trop tard. En le dépistant le plus tôt possible, avant même l’apparition des signes cliniques, on peut espérer un maximum de chances de guérison.
Il se passe en moyenne neuf ou dix ans entre le développement d’un polype adénomateux et sa transformation en cancer. Il existe une période pendant laquelle la tumeur se développe sans signes cliniques intestinaux, alors que la recherche de sang invisible dans les selles permet de suspecter la présence du cancer. C’est ce que vise le dépistage : découvrir le cancer à temps, bien avant qu’il ne soit en mesure de s’exprimer par lui-même.

Q:Il n’y a pas eu dans ma famille de personnes atteintes par un cancer du côlon-rectum. Dois-je faire l’examen de dépistage ?

Oui. 75 % des cancers du côlon-rectum surviennent chez des personnes sans facteur de risque connu, comme les antécédents familiaux. Quand des antécédents familiaux sont avérés, le médecin traitant ne propose pas l’examen de dépistage par Hémoccult II®, mais plutôt une coloscopie de surveillance.

Q:Qu’est-ce que la coloscopie ? À quoi sert la coloscopie ?

La coloscopie consiste à explorer l’intérieur du gros intestin à l’aide d’une fibre optique introduite par l’anus. Elle permet de faire un prélèvement des éventuelles lésions trouvées pour les analyser au microscope, et également d’enlever des polypes si l’on en détecte. Elle est effectuée sous une brève anesthésie générale par un gastro-entérologue dans une structure de soins.

Q:Quelle est la caractéristique principale du nouveau test de recherche de sang dans les selles ?

Plus performant, Ce nouveau test permet une meilleure détection des cancers et des adénomes avancés. Ergonomique et simple à réaliser, il ne nécessite qu’un seul prélèvement de selles, ce qui peut permettre d’améliorer la participation de vos patients. Il est pris en charge par l’assurance maladie à 100 %, sans avance de frais.

Q:Un test de dépistage plus sensible ?

Le test immunologique détecte la présence de sang occulte dans les selles, grâce à l’utilisation d’anticorps spécifiques de la partie globine de l’hémoglobine humaine.
Les différentes études réalisées montrent que ces tests ont une sensibilité supérieure à celle du test actuel, car ils détectent deux fois plus de cancers et quatre fois plus d’adénomes avancés.
Les personnes avec plus de risque d’avoir un cancer colorectal seront mieux sélectionnées en vue de réaliser la coloscopie.

Q:L’utilisation de ce nouveau test sera-t-elle plus facile ?

La réalisation du test immunologique est plus simple : un prélèvement de selles unique contre six actuellement ; une technique de prélèvement plus fiable qui limite la manipulation des selles ; une ergonomie mieux étudiée.
Cette simplification vise à augmenter la participation des femmes et des hommes de 50 à 74 ans au dépistage organisé du cancer colorectal en France.
En 2013, le taux de participation était de 31 %. L’objectif européen minimal est de 45 %.
Un résultat positif doit toujours être confirmé par une coloscopie.

Q:Pourquoi faut-il faire un dépistage tous les 2 ans ?

Compte tenu du temps de développement des cancers et des polypes (souvent sur plusieurs années) et de la fréquence de leur apparition à partir de 50 ans, il est préférable de renouveler le test de dépistage en dehors de tout autre facteur de risque connu ou de troubles intestinaux récents. Par ailleurs, il arrive que ces lésions ne saignent pas au moment du dépistage. C’est pourquoi il faut le renouveler tous les 2 ans entre 50 et 74 ans et rester attentif à l’apparition de signes digestifs comme les douleurs intestinales, l’alternance de diarrhée et de constipation, un saignement par l’anus. Dans ce cas, il faut en faire part sans tarder au médecin traitant, sans attendre une nouvelle lettre d’invitation.

Q:J’ai déjà effectué un test de dépistage il y a plus de 2 ans : dois-je en refaire un ?

Oui. Si vous avez entre 50 et 74 ans, c’est en passant régulièrement des dépistages dans des délais de deux ans que celui-ci sera le plus efficace si un cancer ou un polype devait apparaître.

Q:J’ai effectué une coloscopie complète normale il y a moins de 5 ans : dois-je passer un dépistage ?

Non. En cas de coloscopie normale, le risque d’apparition de cancer à 5 ans voire 10 ans est très rare. Il est recommandé de reprendre le dépistage 5 ans après la coloscopie normale, sauf si des troubles intestinaux sont apparus récemment.

Q:Où dois-je m’adresser pour bénéficier d’un dépistage?

Vous pouvez consulter votre médecin traitant s’il participe au programme. En fonction de votre histoire médicale, il vous proposera de réaliser à votre domicile des prélèvements de selles pour une recherche de sang.

Q:J’ai égaré mon invitation. À qui m’adresser ?

Pour obtenir une nouvelle invitation, vous pouvez nous adresser une demande via ce site. Vous pouvez aussi en parler à votre médecin traitant qui peut vous expliquer le dépistage du cancer colorectal et vous remettre un dépistage par à faire chez vous, si vous remplissez les conditions d’éligibilité (âge compris entre 50 et 74 ans, résidence en Aveyron, absence d’autres facteurs de risque connus ou de troubles intestinaux récents).

Q:Quelle est la place de mon médecin traitant dans cette campagne ?

Il est partie prenante de la campagne pour vous guider et pour répondre à vos questions. En fonction de votre histoire médicale, il vous proposera les modalités de dépistage et de surveillance adéquates. Il dispose dans son cabinet de tests de dépistage pour lesquels il explique les modalités pratiques de réalisation. Il a un accès confidentiel sur un site sécurisé fournissant des renseignements sur le statut d’éligibilité de ses consultants. Il vous guide et répond à vos questions éventuelles en cas de résultats négatifs. En cas de résultats positifs, il organise avec vous les démarches complémentaires du diagnostic en vous adressant à un gastro-entérologue pour une coloscopie de diagnostic. Il est et reste votre médecin de référence avant et après le dépistage, et pour les examens complémentaires éventuels.